Comment faire mesurer sa perte auditive ?

Avec le mode de vie bruyant d’aujourd’hui, la perte de l’audition est de plus en plus courante. Mais la plupart des gens ne s’y intéressent que lorsque leur cas est devenu grave. Or, c’est un réflexe qui est fortement déconseillé. Les mesures de l’audition s’imposent une fois qu’on ressent même une petite chose d’anormale dans ses oreilles. La qualité de l’audition peut être testée à travers plusieurs méthodes. Pour cela, on quantifie la déficience auditive d’une personne pour en identifier la cause. Il y a plusieurs formes de surdités en fonction de la perte auditive et de son origine.

Les différentes sortes de classements de la perte de l’audition

La perte de l’audition n’est pas une déficience de santé définitive. Elle évolue étape par étape. Elle peut être classée comme légère, modérée, sévère ou profonde. Pour la mesurer, on utilise un casque et un petit bloc vibrant placé derrière l’oreille. La cochlée dans l’oreille interne capte alors des vibrations sonores. La perte auditive varie d’une oreille à l’autre, donc il est nécessaire de les tester séparément.  Cette perte est exprimée en décibel. L’audition est normale si le sujet ne présente qu’une perte auditive discrète sans incidence sur son moyen de communication. La perte auditive est légère si le patient entend moins bien les bruits de faible intensité et peut avoir des difficultés à percevoir la parole dans un environnement bruyant. Cette perte est moyenne si le sujet n’entend pas les bruits d’intensité faible et la perception de la parole est difficile sur un bruit de fond. La perte auditive sévère ne permet pas d’entendre la parole qu’à une courte distance et que l’interlocuteur parle fort. Le cas est dit profond si le patient n’entend que des sons très forts et qu’il doit porter des appareils auditifs pour communiquer.

La mesure objective de l’audition

Pour cela, on a recours à l’audiogramme. À travers l’audiogramme, on peut connaître les surdités de transmission, de perception et les surdités mixtes. Alors, on fait entendre au patient un son d’une basse fréquence avec une intensité de plus en plus forte. On peut, par la suite, savoir l’intensité à partir de laquelle le patient aperçoit la fréquence. L’audiométrie peut se être catégoriser en deux: l’audiométrie tonale et l’audiométrie vocale. L’audiométrie vocale recourt à la perception de la parole par le sujet. Dans ce cas, on fait écouter des mots et demander au patient de répéter les mots qu’il a entendus. Les mots sont prononcés fortement puis progressivement plus doucement. Le sujet répète les mots et l’on peut avoir un graphisme représentatif appelé audiogramme vocal. Par contre, l’audiométrie tonale est plus compliquée. Elle permet l’évaluation de la conduction aérienne et la conduction osseuse de l’oreille.

Les mesures subjectives de l’audition

L’impédancemétrie est le premier moyen utilisé pour les mesures de l’audition. Elle permet d’identifier les causes d’une possible perte auditive. La collaboration du patient n’est pas nécessaire, ce qui la rend très efficace pour les enfants en bas âge. On peut évaluer avec ce procédé l’intégrité et le fonctionnement du système tympano-ossiculaire c’est-à-dire le calcul de la résistance du tympan et de la chaîne des osselets. Dans ce système, un impédancemètre envoie dans le conduit auditif externe des sons de référence au moyen d’une sonde. On peut alors estimer la quantité d’énergie sonore reçue par la membrane du tympan. Il y a aussi les méthodes avec la tympanométrie permettant l’évaluation les cavités de l’oreille ainsi que la mécanique tympano-ossiculaire. On étudie le facteur de rigidité ainsi que la mobilité tympanique grâce à un son pur. La réalisation d’une tympanométrie nécessite l’utilisation d’un tympan sain, c’est-à-dire non perforé.

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